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Médecin sans auto... Médecin à vélo !

publié le 8 nov. 2010 à 10:18 par Didier RAMON   [ mis à jour : 8 nov. 2010 à 10:39 ]
Ça sonne comme un proverbe et ça devient une réalité, à quand une majorité ?
Depuis quelques temps je suis le blog d'un médecin qui visite ses patients à vélo. Il se présente ainsi sur son blog : Marche ou crève (nom évocateur pour un médecin !) :
"Marcheur, randonneur, cycliste, cyclotouriste, vélotafeur... accessoirement médecin généraliste qui travaille sans voiture, oui, vous avez bien lu, je suis un toubib sans voiture, c'est possible, facile et agréable !!!"
Le ton est donné.

Je pensais que ce médecin bourguignon était seul à pratiquer la médecine ainsi. Je me trompais ! Et je n'ai pas besoin de chercher bien loin... 15 km de chez moi un praticien officie de la même façon. Un article paru dans la Voix du Nord le souligne. Chose extraordinaire cet article a révélé qu'un autre médecin, sur la métropole lilloise, fait de même.

Vivement que la majorité des professions de proximité emboîte le pas (ou devrai-je dire le pignon ?) à ces médecins.

Damien Lallier, le médecin qui fait la plupart de ses visites à vélo


samedi 16.10.2010, 05:19 - La Voix du Nord

Depuis l'enfance, il n'a jamais cessé de faire du vélo. D'abord pour le plaisir ; puis, aussi, en compétition. Aujourd'hui médecin, Damien Lallier continue de pédaler... pendant le travail. La plupart de ses visites, le jeune docteur - qui estime qu'il faut « panacher » tous les moyens de transports - les fait à la force du jarret. Parce qu'il a compris, depuis longtemps, qu'en ville, il ira toujours plus vite à vélo qu'en voiture.

PAR FRANÇOIS GÉRIN

fgerin@lavoixdunord.fr PHOTO DIDIER CRASNAULT

D'après le sondage exclusif de La Voix du Nord sur l'environnement (*), 53 % des Valenciennois jugent satisfaisantes les conditions de circulation à vélo dans le secteur. Damien Lallier est de ceux-là. Surtout depuis que la circulation en centre-ville est possible à contre-sens pour les cyclistes. « Il était temps de s'y mettre », observe le jeune médecin, qui n'a cependant pas attendu ce dispositif pour se déplacer à vélo. « J'en fais depuis mon enfance », résume-t-il. Mais s'il s'y est mis comme tout le monde pour s'amuser, Damien Lallier n'a pas raccroché l'âge venant. Adepte de la compétition sur route (il s'est aussi offert le Ventoux cet été), il n'a jamais cessé de se déplacer à deux-roues. « Quand on fait des études de médecine, tout est chronométré, explique-t-il. Chaque jour, j'allais prendre le train avec mon vélo. Entre le moment où je fermais la porte de la maison de mes parents (près de l'église du Sacré-Coeur) , et le moment où je montais dans le train, il me fallait exactement six minutes ! » Aujourd'hui, le Dr Lallier est donc sans aucun doute le seul médecin de l'arrondissement à assurer ses visites, pour l'essentiel à bicyclette.

D'autres ont opté pour la moto ou le scooter. Mais lui, pédaler jusque chez ses patients d'Anzin ou de Petite-Forêt ne lui fait pas peur. « À vélo, je sais exactement le temps que je vais mettre pour arriver chez eux », a-t-il compris depuis bien longtemps. Sept minutes lui suffisent pour aller sur la place d'Anzin, et cinq minutes seulement pour en revenir (normal, ça descend !). En voiture, impossible d'aller aussi vite.

Et ces visites à deux-roues, le jeune père de famille les fait quasiment par tous les temps. « Sauf quand il pleut vraiment beaucoup et longtemps, quand il neige ou qu'il y a du verglas », concède-t-il, Là, la voiture est de sortie. Damien Lallier alterne ainsi vélo, tram, bus, voiture et marche à pied. « Il faut utiliser la "boîte à outils" dont on dispose pour se déplacer », commente-il. Ici, pour aller en ville, le trentenaire ne prend donc jamais sa voiture, mais opte pour le tram (il habite à deux pas de la station Nungesser), la marche ou le vélo.

Actuellement, le médecin fait des remplacements et assure des tournées de visites d'une dizaine de kilomètres par jour, auxquels il faut ajouter une quinzaine pour faire la route. Quand il sera installé dans son propre cabinet, le Dr Lallier espère juste « pouvoir continuer à le faire ». •

* La parution des résultats s'est échelonnée de dimanche à mercredi.

LES ÉCHOS DE L'ESCAUT


dimanche 07.11.2010, 05:17 - La Voix du Nord

Un autre médecin à vélo


Dans notre édition du mardi 16 octobre, nous avons évoqué le mode de déplacement préféré de Damien Lallier dans son activité quotidienne de médecin. Adepte du vélo pour assurer ses visites, ce Valenciennois a - au moins - un confrère qui pratique comme lui. Mais il faut aller le chercher en banlieue lilloise, à Armentières. Après avoir lu ce papier dans notre édition de Valenciennes, Daniel Lemal - «  médecin de famille » comme le stipule son cachet -, dit lui aussi faire de même, «  depuis peu, les visites proches... à pied ou à vélo ». Et il précise qu'il fait ainsi «  malgré son âge (né en 1951) et malgré une rupture complète du tendon quadricipital voilà un an. Et de conclure, non sans humour, que le Nord compte donc « (au moins) deux toubibs originaux ».
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