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Ânes & Mulets... et les autres

Des informations (utiles, amusantes ou autres) concernant nos amis aux longues oreilles, ânes et mulets, glanées au fil de la toile.

Des ânes et des ados débroussaillent Gour-de-Coule

publié le 1 nov. 2010 à 02:58 par Didier RAMON

Une initiative particulièrement intéressante dans le Sud de la France : débroussailler avec des ânes... et des ados pendant les vacances de Toussaint.
Le ânes sont utilisés de plus en plus pour l'entretien d'espaces ou de plages.
Publié le lundi 01 novembre 2010 à 07H12 - Nice Matin

Durant ces vacances de la Toussaint, douze adolescents de 12 à 16 ans ont participé à un chantier bien singulier... Ils ont contribué à une opération de débroussaillement qui a mobilisé l'aide de trois ânes !
Toute la semaine dernière à Gour-de-Coule, les jeunes ont travaillé de concert avec les bêtes. Lesquels sont restées très concentrés sur leur travail... gourmand !

« Les mauvaises herbes les ânes adorent ! »

Ce débroussaillement à l'aide d'ânes présente « plusieurs avantages, d'après le responsable des espaces verts de la ville du Cannet, Patrice Miran. Tout d'abord, il est économique, car il revient à 16 centimes le mètre carré (contre 54 centimes pour une entreprise spécialisée). Il est sélectif, vu que les ânes mangent en priorité les végétaux les plus combustibles. Les mauvaises herbes, ils adorent ! Enfin, il est astucieux, étant donné que les bêtes ouvrent des éclaircies coupe-feu en piétinant sur l'herbe. » Le seul inconvénient, c'est l'obligation de « poser une clôture électrique mobile dans la zone de travail. » Histoire de couper l'herbe sous les pieds à toutes tentatives de fugues des animaux ! Une fois la parcelle débroussaillée, cette clôture est démontée et remontée sur une nouvelle zone de travail.

« Je ne veux pas être un âne »

Les ânes ingurgitent en moyenne 12 kg de végétaux par jour. En attendant qu'ils soient repus, les enfants ont, eux aussi, contribué au débroussaillement. Le regard et les gestes de l'homme, essentiels, parachèvent donc l'opération.
Leur cohabitation avec les ânes a été « une expérience très intéressante !, lance l'un d'entre eux. On a fait le ménage ensemble ! Plus tard, j'aimerais bien être payé juste pour manger ! Mais je ne veux pas être un âne, au sens propre comme au figuré ! » En contrepartie de leur travail, les ados ont profité d'activités gratuites. En plus d'avoir eu le plaisir de passer du temps avec d'adorables grosses peluches...

Frédéric Benkel

Un nettoyage des plages respectueux de l'environnement

publié le 17 sept. 2010 à 06:58 par Didier RAMON

Une initiative intéressante de collecte des déchets sur les plages avec l'aide d'un âne bâté.
Pourquoi ne pas étendre le principe à l'entretien des villes ? Ou encore à la collecte des déchets verts avec des chevaux de trait (ou des mules lourdes) ?
mercredi 15 septembre 2010 - Bréhal - Ouest France

Trois questions à...

Olivier Nicole, responsable de la société Hippoclean. Pour la cinquième année, le syndicat des plages lui a confié le nettoyage des plages de Coudeville, Saint-Martin de Bréhal et Bricqueville.

Comment s'effectue le nettoyage de la plage ?


Par nettoyage, il faut entendre un nettoyage raisonné de la plage. Seuls sont ramassés les détritus non biodégradables : verre, plastique, métal. Pour cela, je parcours la plage avec un âne commun, muni de deux poubelles. C'est plus facile qu'avec le baudet du Poitou que j'utilisais l'an dernier et surtout l'animal est moins lourd.

Quel bilan peut-on tirer ?


80 % des déchets viennent des professionnels et le reste des touristes. Je constate un effort de tous et au fil des années, le tonnage de détritus ramassés diminue. Je trouve encore beaucoup de bouteilles en verre, en plastique, ainsi que des canettes métalliques et quelques déchets provenant de la conchyliculture vraisemblablement arrachés par la mer.

La mise en place de poubelles sélectives par le syndicat des plages a aussi permis d'améliorer la situation. Le nettoyage est effectué deux fois par semaine pendant les mois de juillet et août et après les marées d'équinoxe de printemps et d'automne.

L'objectif est de préserver la laisse de mer, qui est un habitat fragile et qui permet un développement de la vie et d'espèces végétales. Une prise en charge partielle du budget est d'ailleurs effectuée par l'Agence de l'eau, pour la protection du gravelot à collier qui niche sur la laisse de mer de Bricqueville.

Et pour l'avenir ?


Je travaille actuellement sur un prototype de balayeuse qui permettrait de ramasser les crottes de moutons dans les havres avant chaque grande marée. Cela permettrait de limiter une pollution organique et d'avoir une meilleure qualité des eaux, souhaitée par les conchyliculteurs, ostréiculteurs et professionnels du tourisme.

Des dettes et des ânes...

publié le 9 sept. 2010 à 04:02 par Didier RAMON   [ mis à jour : 9 sept. 2010 à 04:34 ]

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la crise, sans jamais oser le demander.
Une métaphore très intéressante afin de comprendre la crise, avec le professeur Asinus.

Bellaciao - mercredi 8 septembre 2010 (14h09)

7 septembre 2010

Comprendre la crise


Des dettes et des ânes (Insurgente)
Une histoire aussi vraie que la vie elle-même

Un jour, on demanda à un éminent expert en Finances d’expliquer cette crise économique d’une façon simple pour que Monsieur Tout-le-Monde puisse en comprendre les causes.

Voici son explication.


Un individu se présenta un beau jour dans un village où il n’avait jamais mis les pieds auparavant et il offrit, à tous ses habitants, 100 € pour chaque âne que ceux-ci voudraient bien lui vendre.

Une bonne partie des habitants lui vendirent aussitôt leurs ânes.

Il revint le lendemain dans ce même village et offrit un prix encore plus élevé, soit 150 €, pour chaque âne, et une fois encore une grande partie des habitants lui vendirent leur âne.

Les jours suivants, il offrit 300 € et les habitants qui ne l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants.

Constatant qu’il ne restait plus un seul âne dans le village, il offrit 500 € par tête en faisant savoir qu’il passerait les acheter dans huit jours et il quitta le village.

Mais le lendemain, il envoya sur place son associé avec les ânes qu’il avait achetés dans ce même village et avec ordre de les proposer à 400 € l’unité.

Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 € dès la semaine suivante, tous les villageois achetèrent ses ânes à 400 € par tête et celui qui n’avait pas assez d’argent en emprunta. Au bout du compte, les habitants du village achetèrent tous les ânes du canton.

Comme il fallait s’y attendre, cet associé disparut tout comme avait disparu son collègue et plus jamais on ne les revit.

Résultat : le village se retrouva plein d’ânes et endetté jusqu’au cou.

Telle est l’histoire que raconta cet expert en Finances.

Observons la suite des évènements.


Ceux qui avaient emprunté de l’argent ne pouvant plus revendre leurs ânes furent dans l’incapacité de rembourser leur emprunt. Et ceux qui avaient prêté l’argent vinrent se plaindre auprès de la Municipalité en expliquant que s’ils ne rentraient pas dans leurs fonds, ils seraient ruinés et que, comme ils ne pourraient plus continuer à prêter de l’argent, c’est tout le village qui connaîtrait la ruine.

Pour que les prêteurs ne se retrouvent pas en banqueroute, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour payer leurs dettes, le donna aux prêteurs. Mais ces derniers, même après avoir retrouvé une grande partie de leurs fonds, ne firent pas un trait sur les dettes des habitants du village lequel continua à être tout aussi endetté qu’avant. Le Maire dilapida le budget de la commune laquelle se retrouva également endettée. Alors il se tourna vers les autres communes et leur demanda de l’argent, mais ces dernières lui répondirent qu’elles ne pouvaient pas l’aider parce que puisqu’elle était ruinée, elles n’étaient pas sûres de pouvoir récupérer les sommes qu’elles lui prêteraient.

Résultat :


  • Les petits malins du début de l’histoire sont pleins aux as.
  • Les prêteurs ont vu leurs gains assurés et, désormais, un tas de gens leur verseront les remboursements d’emprunts avec les intérêts et ces prêteurs auront, en outre, un titre de propriété sur des ânes désormais dévalués avec lesquels jamais les habitants du village ne parviendront à éponger la totalité de leurs dettes.
  • Beaucoup de gens sont ruinés et ont définitivement perdu leur âne.
  • La Mairie est également ruinée.

Résultat, mais est-ce le dernier ?


  • Pour résoudre tout ça et sauver le village, la Mairie baissa le salaire de ses fonctionnaires.

(pas de nom d’auteur)
 

Les bœufs “paquets” bientôt de retour à Mafate

publié le 8 sept. 2010 à 02:03 par Didier RAMON   [ mis à jour : 10 sept. 2010 à 10:27 ]

Une initiative extrêmement intéressante menée dans l'île de la Réunion : réutiliser les modes de transport traditionnels dans les cirques.
Cet article répond à celui des ânes dans les estives des Pyrénées.

  • Clicanoo.com
  • publié le 7 septembre 2010


L’avènement de l’hélicoptère avait signé leur arrêt de mort. Les bœufs “paquets” ou “panneaux” préparent leur retour dans le cirque de Mafate. A l’origine du projet, Nathalie Renaut, qui vient de créer la société “Bœuf Pake”. Avec quatre bœufs Moka, elle a l’intention d’établir des liaisons entre Aurère et Grand-Place en passant par Ilet à Malheur et Ilet à Bourse pour transporter les marchandises des Mafatais et pourquoi pas les sacs à dos des touristes.

Avant l’arrivée de l’hélicoptère, ils sillonnaient infatigables le cirque de Mafate transportant les charges les plus improbables. Ils sont restés dans la toponymie avec le Col des Bœufs mais aussi dans la mémoire collective des Mafatais sous le nom de “bœufs paquets” ou “bœufs panneaux”. Nathalie Renaut s’est mise en tête de ramener les bœufs Moka (voir ci-dessous) dans le seul cirque totalement enclavé de notre île. Elle habite sur les hauteurs de Cambuston une petite case perdue dans les cannes et nichée au milieu de grands arbres fruitiers uniquement desservie par un étroit sentier. “C’est mon petit Mafate”, ironise-t-elle. Née en métropole à Rennes dans une famille réunionnaise, Nathalie Renaut a été tour à tour, chauffeur de bus et même coffreur-bancheur dans une grande entreprise de bâtiments et de travaux publics. L’idée de rendre à Mafate ses “bœufs paquets” lui est venue loin de la Réunion. “En 2000, j’étais chauffeur de bus sur le plateau ardéchois non loin de Peyrebeille, là où se trouve la fameuse Auberge Rouge. L’été je m’occupais d’une ferme transformée en gîte à Issanlas. Elle se trouvait sur un itinéraire proposée par la Burle une agence de voyages, spécialiste de la randonnée. Chaque soir, des marcheurs faisaient étape. Des ânes portaient leurs sacs. Je préparais des caris et des rougails saucisses. Les randonneurs étaient ravis.”

Un an pour les dresser
Quand elle rentre à la Réunion en 2005, Nathalie Renaut réfléchit au moyen de développer localement le concept. “J’ai d’abord pensé le faire autour de Sainte-Suzanne avec des ânes”, explique-t-elle. “Je me suis renseigné, et j’ai appris qu’il valait mieux utiliser des mulets que des ânes. Il n’y a pas de mulets à la Réunion. Il aurait fallu en importer. Chacun coûte 3000 euros et il faut compter trois ans pour les dresser.” Le déclic viendra du contact avec des amis Mafatais. “Ils m’ont dit qu’autrefois, ce sont des bœufs qui portaient les charges”, indique Nathalie Renaut. Ce n’est donc pas avec des ânes ou des mulets, mais avec des bœufs Moka que Nathalie Renaut va bâtir son projet. Elle le fait très sérieusement. Elle contacte le Parc et l’ONF qui lui indiquent les itinéraires qu’elle pourra emprunter avec ses bœufs, constitue avec l’aide de l’association pour le droit à l’initiative économique la société Bœuf Pake, obtient un prêt et embauche deux Mafatais. Les parents de ces derniers et eux-mêmes ont conduit sur les sentiers du cirque des “bœufs paquets”. Nathalie Renaut attaque désormais la dernière ligne droite. Cette semaine, elle va sélectionner chez un éleveur de Barrage à la Saline-les-Hauts quatre jeunes bœufs Moka. Accompagnée par les deux Mafatais, elle les conduira prochainement par le sentier Scout jusqu’à Ilet à Malheur et Aurère. “Nous nous donnons un an pour les dresser à porter des charges, explique Nathalie Renaut. Un bœuf peut porter jusqu’à 100 kg. Nous les utiliserons pour transporter les marchandises et le bois de chauffage entre Aurère et Grand-Place en passant par Ilet à Malheur, la Plaque et Ilet à Bourse. Nous allons également proposer un produit touristique pour faire découvrir les bœufs paquets dans Mafate.”

Alain Dupuis


Incontournables avant l’arrivée de l’hélicoptère Les bœufs Moka eux-mêmes issus des zébus importés de Madagascar ont fourni pendant des décennies les bœufs paquets utilisés, non seulement dans Mafate, mais dans tous les sites enclavés de l’île. Ils tiraient également les charrettes de cannes. “Les bœufs panneaux rendaient de grands services. Ils passaient partout sauf sur le Grand Rein”, nous avait raconté Axel Hache, forestier qui a longtemps arpenté le cirque. “Les bœufs panneaux étaient le moyen privilégié pour ravitailler les îlets de Mafate. Ils passaient par des endroits impossibles, se souvient l’agent forestier Henri Gossard. Pour atteindre Aurère, ils franchissaient le col du Bord Bazar. Dans la montée, il y avait un passage en corniche déjà impressionnant pour un randonneur à pied, alors vous pensez pour un bœuf même s’il n’était pas épais !”

L'âne et le cochon

publié le 26 août 2010 à 09:21 par Didier RAMON   [ mis à jour : 28 août 2010 à 00:17 ]

Un conte trouvé sur la toile répond particulièrement bien à l'article sur le retour des ânes dans les Pyrénées pour les estives. Étrangement, lorsque nous avons choisi nos ânes, nous avions regardé préalablement les lamas... mais nous n'avons pas trouvé le cochon !

Un âne, aux pas assurés et à la démarche confiante,
parcourait un étroit sentier à travers la montagne dangereuse.
Il portait sur lui ballots, colis, sacs et autres paquets
qu'il savait transporter entre deux vallées,
parcourant ces hasardeux chemins, souvent mortels pour qui ne connaissait pas ces lieux.
L'équidé était le porteur de ce pays.
Il le connaissait comme ses sabots et savait mieux que quiconque comment le traverser.
Ce baudet était estimé par tous.
En effet, l'animal était issu d'une longue lignée de portefaix
qui, au fil du temps, s'était formée à ce service.
Ses muscles trapus et son équilibre affirmé
lui permettait de passer aisément par les chemins les plus tordus tout en portant de lourdes charges.
Et surtout...l’expérience de ces lieux, accumulée depuis des générations,
lui avait été transmise par son géniteur qui la tenait du sien.
Il avait appris avec lui, après force leçons,
tout ce que devait savoir un porteur pour accomplir son office.
Et ainsi, le bourricot avait rejoint sa vocation
sur les pentes escarpées de ce massif devenu connaissance.
Il savait juger du poids à porter pour le chemin à venir,
et jauger du passage à prendre pour achever sa mission commandée.
Jamais il ne faisait défaut. Toujours, il arrivait avec son transport au complet.
Malgré la dureté de la mission, l'âne était fier de son action
et n'en aurait changé pour rien au monde ayant élevé sa charge au rang de science.
Bien sûr, son emploi avait son prix, mais nul ne s'en plaignait car, enfin, le service en valait la peine.
Sauf pour un cochon tout rose à l'embonpoint remarquable et à la queue toute tortillée,
qui trouvait, malgré tout, matière à s'en plaindre.
C'est que...le dodu n'aimait point dépendre de cet indépendant.
Il aurait préféré être payé pour transporter ses marchandises
plutôt que de verser son écot, toujours trop selon lui.
C'est pourquoi ce porcin au gras indiscutable et bien connu de tous,
chercha moyen à s'affranchir de cet animal par trop onéreux.
Et il trouva, bien entendu.
Le rose comploteur fit venir des lamas.
Ces derniers, issus d'un pays lointain abandonné à la sécheresse, ne lui demandaient rien de plus
que quelques brins d'herbe dont ils pourraient se régaler à l'envie, durant leur marche forcée.
Le pourceau avait trouvé, là, idée de génie pour sa bourse bien remplie.
Il sut la vendre, colportant la rumeur d'un transport à moindre frais qu'il ferait payer à qui le voulait.
L'âne conscient de sa valeur et de sa peine à l'ouvrage ne pouvait rivaliser.
Malgré ses protestations, personne ne l'écouta et il se retrouva sans rien à transporter.
Tous lui préférèrent ces ruminants, par ma foi, sympathiques au prix du pourceau.
Et le baudet, ayant perdu son office, dut quitter le pays pour trouver un labeur à ses sabots.
Le cochon envoya ses porteurs à l'ouvrage, calculant déjà ses futurs bénéfices.
Mais...le lama n'est pas un bourricot, vous en conviendrez.
Le service ne fut pas à la hauteur, loin s'en faut.
Du prix demandé, peut-être, mais pas du résultat escompté.
Les lamas ne connaissaient pas le pays et encore moins le savoir de l'âne.
Ils étaient souvent en retard quand ils n'arrivaient pas du tout.
Et puis, ils ne portaient pas comme lui, ou à la rigueur, comme des bourriques.
Leur charge était plus légère et, parfois même, ils la laissaient au bord du chemin
quand ils étaient partis trop lourds, ne sachant pas ce qui les attendaient.
Certains y laissèrent leur vie et le porcin dut les remplacer.
Finalement, les habitants des vallées décidèrent de se passer de ces étrangers,
qui n'étaient pas à la hauteur de leurs sommets.
L'âne fût regretté, bien-sûr, mais il n'était plus là.
Le rosé cochon, brillant par sa bonne fortune, fut vaincu par la montagne.
Mais ne croyez pas qu'il se laissât aller à son infortune.
Il sut vendre ses ruminants à prix d'or en boucherie
pour quelques prédateurs, en mal de viandes exotiques.
Le cochon est ainsi, jamais à court de bonnes idées.
Et notre équidé, me direz-vous ?
Le grison trouva dans un plat pays une marche à faire, une charge à tirer.
Roulant tout le jour une meule dans un moulin,
maudissant sans cesse ce traître de goret rose,
il ne cessait de regretter son art passé qui l'avait conduit dans ces cimes
où il avait connu le bonheur d'une charge bien remplie.
Nul ne peut prétendre remplacer le fruit du travail et de l’expérience par un expédient.
Le cochon aurait dû le savoir, mais il ne s'en souciait point.
A trop vouloir l'oublier, c'est construire sa pauvreté.
Apprenez, mes frères,
que le meilleur labeur est moteur de richesse, quel qu'en soit le coût.












Pastoralisme et muletage : L'âne, trait d'union des estives

publié le 25 août 2010 à 04:06 par Didier RAMON   [ mis à jour : 25 août 2010 à 12:05 ]

Une initiative intéressante dans les Pyrénées : approvisionner les bergers en estive grâce à nos compagnons aux longues oreilles. Une surprise cependant de ne pas utiliser la mule locale, la mule pyrénéenne.
C'est nettement mieux que de faire tourner un hélicoptère.
Une petite précision par rapport à cet article : le conducteur d'un âne est un ânier, celui d'une mule ou ou mulet, un muletier.



Sud-Ouest - 25 août 2010 08h42 - Par Marcel Bedaxagar


Le service de muletage permet aux bergers d'accéder à leur ravitaillement et de descendre leurs fromages sans bourse délier. Deuxjeunes ont repris ce service. Rencontre avec Romain Delage sur les rudes pentes desestives en vallée d'Aspe.

«Allez ! Allez ! Priou, Priou ! » La pente est raide. Pedro et Marius ont bien besoin des encouragements de leur maître. Car la charge est lourde, sur ces sentiers de haute montagne. Pedro et Marius sont les deux ânes que Romain Delage conduit à la cabane de Yèse, sur la commune d'Etsaut, à plus de 1 700 mètres d'altitude, avec une dénivelée positive de 1000 m.

Récupérées dans leur prairie de la vallée d'Aspe tôt le matin, transportées dans une fourgonnette jusqu'au départ du sentier sur les hauteurs d'Etsaut, les deux bêtes sont d'abord préparées avec grand soin. Leur bât, spécialement conçu en aluminium léger, est fixé comme il se doit. La lourde charge est ensuite équitablement répartie des deux côtés de chacun des deux équidés. « Normalement, on ne leur fait pas porter plus de 50 kilos mais aujourd'hui, le berger a reçu de la famille pour quelques jours et le ravitaillement est plus conséquent », explique le muletier. Un professionnel. Romain Delage et son associé Romain Duci travaillent en effet comme prestataires de service pour l'Institution patrimoniale du haut Béarn (IPHB).

En Aspe et en Ossau


Monter le ravitaillement aux bergers, leur descendre les fromages au retour, telle est leur mission. Ici, aux limites ou à l'intérieur du Parc national des Pyrénées, pas de piste pour les 4X4 ou les tracteurs.

L'étroit sentier qui monte à Yèse comme ceux de bien d'autres estives ne permet que le passage de l'homme et de l'un de ses plus fidèles compagnons : l'âne. Les deux Romain en ont douze, qu'ils ont rachetés avec tout le matériel à leur prédécesseur Jean-Pierre Olmos, pour créer l'entreprise Montane, sise au Faget-d'Oloron.

Et du début juin à la fin septembre, des estives sont desservies en vallée d'Aspe et en vallée d'Ossau. « Nous arrivons à prendre un jour de repos par semaine chacun mais il y a une rotation tous les jours », précise Romain Delage, qui se laisse guider par ses bêtes et n'a qu'à les pousser de la voix quand la fatigue commence à se faire sentir.

Des cèpes et des myrtilles


Le départ permet de voir les dernières maisons d'Etsaut. Et de discuter avec un paysan qui travaille vraiment à l'ancienne sur les terres de la ferme Larrouy. « Il fauche tout à la main, ce qui, en début de saison, apportait une floraison exceptionnelle dans ses prairies. C'était magnifique. Et on peut dire qu'il fait le meilleur foin de la vallée », souligne le muletier admiratif.

L'homme est là, justement, qui étend son regain à la main, à l'aide d'une simple fourche à deux dents. « Avec une machine, on irait trop vite », plaisante le faneur en échangeant quelques mots avec Romain Delage. Mais les ânes avancent et il faut continuer.

La marche n'empêche pas le muletier de regarder aux alentours et de cueillir un joli cèpe, que sa couleur blanche de champignon légèrement asséché a permis de repérer. Plus haut, des myrtilles à foison s'offrent au regard. Le muletier y consacre un autre arrêt, en sortant son équipement, à savoir son peigne à myrtilles. Et le voyage se déroule sans encombre. « Parfois, il y a davantage de stress, surtout sur des sentiers caillouteux. Il est arrivé qu'un âne y glisse et se renverse avec sa cargaison. Heureusement, jusque-là ça n'a pas été grave. Car on a beau être assurés, si on perd les fromages du berger, c'est tout son savoir-faire qu'on met en péril », souligne Romain Delage.

Rien de tel en ce jour. Les deux heures et demie de montée un peu rude et sous un soleil de plomb sont vite oubliées. À l'arrivée à la cabane de Yèse, l'accueil est chaleureux. La nombreuse famille a tôt fait de décharger le ravitaillement et de le ranger. Les ânes sont libérés de leur bât et peuvent brouter à leur guise. Le muletier et la petite équipe qui l'accompagne apprécient à leur juste valeur les bières que le berger Bertrand Domingeus sort d'un petit abreuvoir où l'eau ne dépasse pas les 5°.

Au lycée


Les deux associés, Romain Delage et Romain Duci, se sont connus au lycée agricole de Montardon. « Après, j'ai fait un BTS gestion et protection de la nature, puis une licence pro en écotourisme », poursuit Romain Delage. « Au lycée, on a découvert l'escalade et nous sommes allés monter un projet montagne en Géorgie car l'on y trouve les plus beaux sommets à proximité de la France. Mais la guerre a éclaté et on est revenus la queue entre les jambes, en laissant tout là-bas. »

Pour rebondir, Romain Delage suit une formation d'élagueur et travaille dans une entreprise de la Côte basque, Arbolac. « Romain Duci, lui, était voisin de Jean-Pierre Olmos et il a un peu travaillé pour lui l'an dernier. Quand l'affaire a été mise en vente, il m'a contacté et on a répondu à l'appel d'offres de l'IPHB. »

Le muletage reste un travail très saisonnier. « J'essaierai de monter ma propre entreprise d'élagage et avec nos ânes qui ne font rien l'hiver on peut participer à des opérations de nettoyage de la forêt car il reste pas mal d'arbres couchés », espère le jeune homme. Pour l'heure, il est invité à la table du berger et de sa famille. Les journées sont encore longues, il aura largement le temps de descendre les fromages en fin d'après-midi.

Pour Bertrand Domingeus, qui, avec l'aide d'un salarié garde plus de 1000 brebis dont 400 qui lui appartiennent et fait le fromage tous les jours, cette aide est précieuse.

« Elle est indispensable et ça fait beaucoup de tracas en moins. Si je devais faire moi-même ce trajet, ça me prendrait la journée. Là, il n'y a plus qu'à commander et attendre. En plus c'est bien fait », estime le berger d'Escout, qui, après l'avoir occupée il y a vingt ans, retrouve enfin cette cabane de Yèse, propriété de la commune d'Etsaut qui l'a superbement rénovée.

Satisfaction générale


« J'étais à Bedous ces dernières années mais il y avait des problèmes d'eau et je ne pouvais pas y faire de fromage. Ici, tout est parfait », souligne Bertrand Domingeus. Un berger qui reste tout l'été en estive et qui, grâce à ce service de muletage, n'a pratiquement plus à se déplacer. « Hier, je suis allé acheter du tabac en Espagne, c'est tout ! », sourit-il.

Précision importante, Bertrand bénéficie aussi de l'aide précieuse de son frère qui, après sa journée de travail aux eaux d'Ogeu, s'occupe avec son fils de faire les foins et les regains sur la propriété d'Escout. C'est lui qui est monté en ce vendredi à Yèse avec sa famille, ce qui donne un air de fête à la journée. Bertrand Domingeus invite même un randonneur en marche vers le pic de Sesques à boire une bière à son tour. « Ceux qui arrivent ici sont de vrais montagnards. ils aiment discuter », apprécie-t-il en connaisseur.



Un service en marche depuis 1998


Mis en place depuis 1998 par l'Institution patrimoniale du Haut-Béarn (IPHB), le service de muletage a d'abord été assuré par Jacqueline Tapie d'Issor, surnommée Jacotte. Fabrice Bonpas a pris le relais pendant deux ans, et Jean-Pierre Olmos a assuré la suite pendant quelques années. Mais l'activité était en léger déclin l'année dernière.

« La reproduction du gypaète qui entraînait automatiquement la suppression de l'héliportage et le basculement au muletage gratuit, a été mauvaise, ce qui a provoqué en partie cette diminution des rotations », explique Didier Hervé, directeur de l'IPHB.

Montane, la société montée par Romain Duci et Romain Delage, est donc le quatrième prestataire de services de l'Institution patrimoniale.

Cette dernière les a aidés à monter leur affaire. « Mais on a lancé une consultation d'entreprises et ils ont répondu à un appel d'offres », insiste Didier Hervé.

Le directeur évoque une action dans le domaine du développement durable. Nous portons notre appui à la création d'entreprises locales et nous les soutenons dans leur démarche, précise-t-il.

Cette année, l'Institution patrimoniale du Haut-Béarn consacre 40 000 euros à cette opération de muletage qui a débuté en juin dernier et se terminera lorsque les bergers descendront de leurs estives. En octobre si la neige leur en laisse le loisir !

M. B.

Déclaration des équidés

publié le 17 août 2010 à 05:01 par Didier RAMON   [ mis à jour : 14 sept. 2010 à 23:45 ]

A compter du 25 juillet 2010, tout détenteur d'équidés est soumis à une déclaration dans les 6 mois.
Donc les propriétaires d'ânes et mulets aussi.
Ci-dessous l'article publié par l'Institut Français du Cheval et de l'équitation. 
Voir dans la section Téléchargement les communiqués.


Déclarez vous en tant que détenteurs d’équidé

Auteur : Direction des connaissances


Le décret n° 2010-865 du 23 juillet 2010 indique que tout détenteur d'équidé(s) a l'obligation de se déclarer dans les 6 mois auprès de l'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE), en précisant le(s) lieu(x) de stationnement d'équidé(s) dont il est responsable. L'arrêté du 26 juillet 2010 fixant les conditions de déclaration des détenteurs d'équidés et des lieux de stationnement est paru au journal officiel du 6 août 2010. Les personnes responsables d’un lieu de détention d’équidé(s) peuvent donc dès le 6 août 2010 se déclarer auprès du service SIRE.

décret relatif aux détenteurs d'équidé


Objectif :
Le principal objectif de cette déclaration est d'ordre sanitaire. Cette démarche vise à répertorier un lieu accueillant des équidés et non pas les mouvements des équidés qui y transitent.

Qui est considéré comme détenteur ? Le détenteur  d'équidé(s) est une personne physique ou morale responsable d’un ou de plusieurs équidés, propriétaire ou non, à titre permanent ou temporaire, y compris lors d’un marché, d’une exposition, d’une compétition, d’une course ou d’un évènement culturel. Concrètement, il s’agit du responsable d’un lieu où sont stationnés des équidés.

Comment se déclarer ? Tout détenteur est tenu de se déclarer auprès du SIRE de l’IFCE. La déclaration doit comporter le nom et l’adresse du détenteur, ainsi que l’adresse du ou des lieux de stationnement des équidés si celle-ci est différente de l’adresse du détenteur. Deux moyens de déclaration sont possibles :
-    Déclaration par Internet : en quelques clics, l’internaute se connecte à son espace privé sur le site www.haras-nationaux.fr afin de gérer ses lieux de détention. Toute déclaration donne lieu à l’édition d’un accusé de réception. L'internaute peut également signaler qu’il n’est pas détenteur d’équidés.
-    Déclaration papier : A partir de la rentrée (Septembre) les détenteurs qui n’ont pas accès à internet pourront se procurer un formulaire papier par simple demande téléphonique auprès de l'IFCE. Ce formulaire devra être complété et renvoyé au SIRE afin d’être enregistré. Le détenteur recevra en retour par courrier un accusé de réception.
L’accusé de réception comportant l’identifiant unique du lieu de stationnement constitue le document à présenter aux services vétérinaires officiels en cas de contrôle.

Vous êtes concerné par cette déclaration ? Réalisez dès à présent votre enregistrement :
-    si vous n’avez pas encore d’espace privé, créez votre compte en quelques clics et habilitez le afin de pouvoir par la suite vous déclarer comme détenteur. Pour créer votre compte cliquez ici
-    Si vous disposez déjà d’un espace privé L’accès à l’application d’enregistrement des détenteurs peut être trouvé à deux endroits du site soit dans le pavé traçabilité – sanitaire – équarrissage de votre espace privé soit dans la rubrique particuliers (ou professionnels) / démarches SIRE / Enregistrez-vous comme détenteur d'équidé

Attention l’habilitation complète de votre compte est indispensable pour pouvoir réaliser vos démarches.
 
Pour en savoir plus sur l’obligation des lieux de détention et télécharger l'aide en ligne cliquez ici

Pour plus d’information, vous pouvez contacter l’accueil de l'Institut français du cheval et de l'équitation au 0811 90 21 31 (prix d’un appel local du lundi au vendredi de 9h à 17h) ou par mail : info@ifce.fr

Source : http://www.haras-nationaux.fr/portail/particuliers/actualite-entiere/archive/2010/aout/actualite/declarez-vous-en-tant-que-detenteurs-dequide.html?tx_ttnews[day]=09&cHash=478f4c1250c60b950986d9a52fff3a10

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